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Déclaration du SIUEERPP sur la VAE


Rédigé le Mercredi 21 Juillet 2004 à 00:00 | Lu 2185 commentaire(s) modifié le Samedi 6 Octobre 2012



1) La VAE est un droit, voulu par le législateur pour valider des acquis de savoirs et de savoir-faire, issus d'un engagement significatif dans une pratique professionnelle et non à l'Université. La psychologie n'a aucune spécificité à faire valoir en tant que telle, et surtout pas rejoindre une part du corps médical dans une position qui a provoqué une démographie médicale déficitaire.

La VAE est un droit, qu'il faut bien considérer comme un acquis social, facilitant, outre la promotion sociale de ceux qui n'ont pu accéder à l'université, la mobilité professionnelle de ceux qui exercent déjà une profession de haut niveau. De ce point de vue, la position de certaines organisations de psychologie ne prend pas en compte les réalités, alors qu'en outre elles ne représentent pas, loin s'en faut, l'ensemble des praticiens ou enseignants, et en rien, ceux qui se situent sous les paradigmes de la psychopathologie fondamentale et de la psychanalyse.

2) Concernant le titre de psychologue, il a été admis, lors des commissions DRASS de validation des psychologues non titulaires du DESS, que la clause du grand-père pouvait faire valider des compétences même sans diplôme de psychologie pour les praticiens de plus de dix années ; aujourd'hui, il est acquis que le diplôme du master pro, mention psychologie, sera nécessaire pour s'autoriser de ce titre. La VAE ne pourra donc valoir que pour l'accès à ce diplôme, voire, dans quelques cas, qui devraient rester exceptionnels, à la seconde année. La licence de ce fait reprend son rôle de formation de base généraliste, alors que les master pro correspondent à des spécialités professionnelles, et ce désormais dès la première année. Les candidats non titulaires d'un diplôme bac+3 devraient être orientés systématiquement vers une possible équivalence partielle de la première, deuxième ou troisième année de licence. Si l'ensemble des enseignements de la licence de psychologie constitue un socle de culture générale dans ce champ, les sous-disciplines, de plus en plus associées à d'autres disciplines (neurosciences ou sciences cognitives pour la psychologie cognitive ou développementale, sciences de l'ingénieur pour la psychologie du travail et l'ergonomie cognitive, médecine pour la psychologie de la santé, psychiatrie et anthropologie pour la psychopathologie clinique, etc.) sont devenues, appuyées sur des laboratoires de recherche, habilités par la MSTP, les vrais responsables de la formation professionnelle, comme ils l'étaient déjà de la recherche.

3) C'est aux enseignants d'un champ disciplinaire de spécialité de master d'évaluer si une candidature VAE permet ou non un accès direct qui devrait être possible pour une candidature équilibrée quant à la pratique professionnelle de 3 ans au moins, aux connaissances théoriques nécessaires à cet exercice (un diplôme de niveau master dans une discipline affine ou oriente, dans ses écrits, vers un champ disciplinaire voisin, constituerait un élément important d'évaluation) et à la compétence à théoriser cette pratique, et à en rendre compte, ce dont témoignent au mieux des publications dans des revues professionnelles. Ces admissions directes ne devraient représenter qu'un pourcentage restreint (10 % au plus) d'une promotion.

Ceci concerne d'autant plus la question soulevée de la nécessaire formation complémentaire en psychopathologie, qui serait, à juste titre, exigée des psychothérapeutes, non médecins-psychiatres, non psychologues-cliniciens et non psychanalystes. La responsabilité de leur formation ne saurait relever d'autres sous-disciplines de la psychologie que de celles qui se définissent comme psychopathologiques, que leur orientation dès lors soit psychanalytique ou clinique, pour autant qu'elles s'appuient sur l'étude de la dynamique relationnelle, quel qu'en soit le modèle, et non sur la pseudo-objectivité quantitative. Ce serait aller à l'encontre du souci du législateur, d'une garantie donnée de la compétence en psychopathologie clinique, que d'appuyer cette formation sur une psychologie "généraliste", qui n'a pas plus de compétence à l'enseignement de la psychopathologie que la médecine "généraliste".

4) Le SIEURPP, association représentative des enseignants-chercheurs en psychopathologie clinique, se propose d'élaborer le cadre dans lequel la VAE pourrait être mise en place dans le champ de la psychopathologie, pour garantir à la fois la compétence acquise des élèves, la qualité de l'enseignement, et les dispositifs et règles permettant une sélection individualisée pour que chacun puisse bénéficier, sans discrimination, mais aussi sans laxisme, de ses droits à la VAE, à quelque niveau d'étude que ce soit, comme dans les autres disciplines universitaires.

Le SIUEERPP
le 1er juillet 2004



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