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Accidents collectifs, attentats : Conduite à tenir pour les professionnels de santé


Rédigé le Samedi 7 Mai 2005 à 14:54 | Lu 1834 commentaire(s) modifié le Samedi 13 Octobre 2012




Introduction


Vous trouverez sur cette page des indications sur le groupe d’experts auteurs de ces fiches techniques, sur les situations d’urgence envisagées, sur la place des media et l’intervention de personnes extérieures lors d’un sinistre.
Différents événements récents (actes de terrorisme, catastrophes naturelles, accidents collectifs…) ont fait prendre conscience de la nécessité de considérer la prise en charge médicale des personnes victimes d’accidents collectifs comme un problème de santé publique à part entière. L’association SOS ATTENTATS a fait mener en 1986 par l’Inserm une première étude épidémiologique, publiée en 1987 sos-attentats.org et une seconde étude, en 1998-1999, sous le contrôle d’un comité scientifique international, sous la présidence du Professeur Frédéric Rouillon qui a été publiée le 6 février 2001 sos-attentats.org.


Ces études avaient permis d’évaluer les séquelles physiques (fonctionnelles et sensorielles), les troubles psychologiques et leur retentissement sur la qualité de vie des victimes. Ces résultats ont été présentés à Monsieur Bernard Kouchner, ministre délégué à la santé, et une convention a été signée avec SOS ATTENTATS. La Direction Générale de la Santé a été chargée de réunir un groupe d’experts afin de rédiger un guide de protocole de prise en charge des victimes comprenant tant la gestion de l’urgence que le suivi des conséquences sanitaires, psychologiques et sociales à plus long terme.


Le groupe d’experts, placé sous la présidence conjointe des Professeurs Geneviève Barrier et Frédéric Rouillon, a préparé dans un premier temps un ensemble de fiches techniques répondant à une logique de médecine de catastrophe et ayant pour but de proposer des pratiques professionnelles formalisées, harmonisées et validées au niveau national.

1.1. Quelles sont les situations envisagées ?
1.2. Quels sont les objectifs de ce travail ?
1.3. À qui s’adressent ces fiches techniques ?
1.4. Accueil des médias et intervention de personnes extérieures
1.5. Composition du groupe d’experts



1.1. Quelles sont les situations envisagées ?

Il s’agit d’événements occasionnant un afflux de victimes à l’hôpital, nécessitant le déclenchement d’un plan d’urgence pour l’organisation de l’accueil des blessés. Ce plan est communément appelé " Plan Blanc " lorsqu’il concerne un événement concernant dix blessés graves (circulaire du 24/12/1987 en cours d’actualisation).
Cela couvre les divers actes de terrorisme (explosions, prises d’otages, attentat biologique, bactériologique, nucléaire, chimique…), les agressions et infractions pénales collectives, les accidents, les catastrophes naturelles…

Les personnes victimes peuvent être :
– des blessés très graves en situation d’extrême urgence.
– des blessés graves dont la vie n’est pas immédiatement en danger.
– des blessés sérieux dont l’état nécessite une hospitalisation.
– des blessés légers nécessitant uniquement des soins ambulatoires ou des " personnes impliquées ", c’est-à-dire des personnes sans blessure corporelle apparente mais susceptibles de souffrir d’une atteinte psychologique.

Si la victime doit être entendue en qualité de témoin des faits, l’officier de police judiciaire, sous le contrôle du Procureur de la République, interroge un membre de l’équipe médicale sur la compatibilité de l’état de santé de la victime avec l’audition. Si, sur avis médical, la victime ne peut être entendue, l’équipe médicale doit recueillir toute information utile sur l’identité, les coordonnées et la localisation de la victime pour permettre au service d’enquête d’entendre la victime ultérieurement.



1.2. Quels sont les objectifs de ce travail ?

– Mettre à la disposition de tous les professionnels de santé des procédures formalisées, harmonisées et validées.
– Garantir la coordination des interventions en assurant leur qualité et leur sécurité.
– Assurer la continuité de la prise en charge des victimes en clarifiant les passages de relais pour éviter les points de rupture.
– Prendre en compte tant les aspects somatiques que psychologiques en s’adaptant à la logique de la médecine de catastrophe.
– Considérer les 3 étapes de la prise en charge : secours immédiats des premières 24 heures, soins de suite et accompagnement à plus long terme.
– Veiller à ce que toutes les victimes (blessés et personnes " impliquées ") soient identifiées et bénéficient systématiquement d’un examen médical et d’un certificat médical initial qui leur ouvrent le droit au forfait d’indemnisation et peut permettre de réouvrir leur dossier en cas d’aggravation.
– Respecter la logique d’intervention de chaque institution (sanitaire, judiciaire, sociale…), notamment la préservation des preuves nécessaires à l’enquête judiciaire.



1.3. À qui s’adressent ces fiches techniques ?

– Les médecins, notamment les médecins généralistes.
– Les responsables d’enseignement des universités et des centres de formation continue.



1.4. Accueil des médias et intervention de personnes extérieures

Ces deux points nécessitent une vigilance particulière.

– Accueil des médias : il convient de concilier le droit à l’information des journalistes et le respect des droits des personnes victimes de l’événement (confidentialité des renseignements nominatifs, droit à l’image, respect de l’intimité…). Un " point media ", distinct de la cellule de crise, doit être réservé à l’accueil des journalistes.

– Intervention de personnes extérieures : il faut être vigilant quant à la participation de personnes extérieures aux secours ; ces personnes pourraient être très actives dans le domaine de la prise en charge psychologique des personnes victimes d’accidents collectifs en raison d’un intérêt personnel (personnes privées, sectes…).



1.5. Composition du groupe d’experts

– Pr Geneviève Barrier, ancien directeur du SAMU de Paris
– Pr Frédéric Rouillon, chef du service de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier, Créteil
– Pr François Lebigot, psychiatre, hôpital d’Instruction des Armées de Percy, Clamart
– Pr Pierre Carli, directeur du SAMU de Paris
– Dr Philippe Rondet, ORL, Gentilly
– Dr Samuel Benayoun, médecin expert
– Mme Françoise Rudetzki, déléguée générale de l’association SOS ATTENTATS
– Mme Irène Stoller, magistrat
– M. Jacques Calmettes, président de l’Inavem
– M. Patrick Le Bas, Inavem, chargé de mission accidents collectifs
– Dr Philippe Hrouda, président du comité national de l’urgence médico-psychologique
– Ministère de la Justice, Direction des Affaires Criminelles et des Grâces
– Ministère de l’Emploi et de la Solidarité :
– Direction générale de la santé, sous-direction Santé et Société, bureaux 6 C et 6 D
– Direction générale de l’action sociale, bureau 1A
– Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, sous-direction de l’organisation du système de soins, bureau 01
– Coordination des travaux : Dr. Nicolas Postel-Vinay, Direction générale de la Santé, Mme Laurence Prévot, Direction générale de la Santé, bureau SD6D.

iSource : Direction Générale de la Santé, bureau SD6D
8, avenue de Ségur, 75007, Paris.
Rédaction : mai 2002
Cliquez ici: [Point sur attentat





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