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  <title>reseaupsycho.fr</title>
  <description><![CDATA[Actualité de la psychologie et de la profession du psychologue dans la cité. Base de données.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T18:45:11+02:00</dc:date>
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   <title>Psychologie WebTV : Les difficultés et les perspectives du statut juridique des psychologues et de leur exercice</title>
   <pubDate>Thu, 08 Jul 2021 09:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Senja STIRN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[I - Tout ce que vous avez voulu savoir sur les psychologues]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/57577576-42633651.jpg?v=1625731375" alt="Psychologie WebTV : Les difficultés et les perspectives du statut juridique des psychologues et de leur exercice" title="Psychologie WebTV : Les difficultés et les perspectives du statut juridique des psychologues et de leur exercice" />
     </div>
     <div>
      M. Yann Durmarque est juriste, il a prêté serment au Barreau de Paris en 2007, Docteur en droit public de l’Université de Lille 2 (« Contribution a une définition de la notion d'usager en droit administratif français »), maître de conférences en droit public à l’Université de Lille.&nbsp; <br />  Pendant des années, il a été invité par les organisations nationales des psychologues lors des débats autour de la légalisation du Code, voire de la création d’une instance ordinale. Il a été ainsi réellement engagé dans les évolutions de la profession du psychologue, même membre fondateur du Réseau national des psychologues (RNP), avec Emmanuel Garcin, François Grunspan, Norbert Hacquard et Senja Stirn, et actuellement Vice-Président du RNP. <br />   <br />  Il est l'auteur de l'ouvrage&nbsp;<a class="link" href="https://www.reseaupsychologues.eu/Les-psychologues-un-statut-juridique-a%CC%80-la-croisee-des-chemins-Y-Durmarque_a4224.html?preview=1" target="_blank">Les psychologues, un statut juridique à la croisée des chemins</a>. 298 pages. Éditeur ‏ : ‎ Tec &amp; Doc Lavoisier <br />  ISBN-10 ‏ : ‎ <a class="link" href="tel:2743004932">2743004932</a>. ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2743004934 <br />   <br />  L'ordre professionnel des psychologues : de l'évidence du principe à la difficulté de sa mise en oeuvre. Lire l'article&nbsp;<a class="link" href="https://www.reseaupsychologues.eu/L-ordre-professionnel-des-psychologues-de-l-evidence-du-principe-a-la-difficulte-de-sa-mise-en-oeuvre-Y-DURMARQUE_a4223.html?preview=1" target="_blank">ICI</a>. <br />  &nbsp; <br />  En savoir plus sur M. Durmarque et ses écrits, c'est&nbsp;<a class="link" href="https://www.reseaupsychologues.eu/Yann-Durmarque_a4215.html" target="_blank">ICI</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Interview sur Psychologie WebTV</b></div>
     <div>
      Son INTERVIEW EXCLUSIVE, pour Psychologie WebTV, ouvre l'Emission 1 : Tout ce que vous avez voulu savoir sur les Psychologues. <br />   <br />  Le visualiser sur Youtube <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=jfJ85rZ6rbU&amp;t=625s&amp;ab_channel=PsychologieWebTV" target="_blank">ICI</a>. <br />   <br />  Vous souhaiteriez jouer au QUIZ, en lien avec cet interview ? C'est&nbsp;<a class="link" href="https://www.reseaupsychologues.eu/Quiz-2-Statut-juridique-du-psychologue-ad-interview-Yann-Durmarque_a4227.html" target="_blank">ICI</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Identité professionnelle des psychologues, L. Goepfert, sociologue de travail</title>
   <pubDate>Mon, 26 Apr 2021 18:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Senja STIRN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Identité professionnelle et responsabilité sociale]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/55813063-41687812.jpg?v=1619517025" alt="Identité professionnelle des psychologues, L. Goepfert, sociologue de travail" title="Identité professionnelle des psychologues, L. Goepfert, sociologue de travail" />
     </div>
     <div>
      Nous remercions Laure Goepfert pour l'incroyable travail qu'elle avait fait dans le cadre de son mémoire de master en sociologie à l'Université de Strasbourg, lors du stage que nous avons encadré, en co-direction par M. Bernard Woehl et nous-même. <br />   <br />  Ici, il s'agit de son article, et avec son aimable permission, son mémoire est joint en bas de la page.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intervention en sociologie</b></div>
     <div>
      L’intervention en sociologie consiste à répondre à une demande venant d’une organisation, d’essayer de comprendre les raisons d’un dysfonctionnement, et d’établir ainsi un état des lieux de ladite organisation, un « diagnostic ». Il s’agit alors pour le sociologue de simplifier le réel, d’en pointer les traits principaux, comme Weber (référence livre/article, édition ...) stipule lors de la construction d’ »idéal type ». <br />  C’est dans le cadre de la sociologie d’intervention que j’ai effectué un stage au Centre Hospitalier de Rouffach, sous la direction de Mme Senja STIRN, psychologue. <br />  Le thème choisi a été l’identité professionnelle des psychologues, et plus précisément des psychologues de la Fonction Publique Hospitalière (FPH). Il me semble également important de souligner que mon travail n’est qu’un début de traduction, dans le sens où, comme le souligne Herreros1, une traduction ne peut pas être la seule possible, c’est un « point d’appui ». J’ai essayé de saisir « l’esprit des lieux ». Mon intervention, et mon analyse ne prétend pas ni être le Vrai ni être le Juste, c’est une piste de réflexion. <br />   <br />  Cette enquête s’appuie sur de la méthodologie qualitative, celle de l’" observation participante" et celle de l’entretien d’une douzaine de professionnels travaillant dans ce Centre Hospitalier : le directeur, le directeur des ressources humaines DRH, un cadre de santé supérieur, un responsable de pôle d'activité clinique, deux psychiatres, deux cadres de santé et quatre psychologues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'identité professionnelle et le psychologue, 1ère zone d'incertitude</b></div>
     <div>
      D’après Sainsaulieu2, l’identité professionnelle se construit dans la relation aux autres.&nbsp;C’est en me basant sur cette définition que j’ai construit mon enquête, et que j’ai choisi de ne&nbsp;pas interroger uniquement des psychologues. <br />   <br />  Le terme de « psychologue » recouvre non seulement un métier, mais également un&nbsp;titre, qui s’obtient, selon l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, selon les&nbsp;conditions suivantes : « I. - L'usage professionnel du titre de psychologue, accompagné ou&nbsp;non d'un qualificatif, est réservé aux titulaires d'un diplôme, certificat ou titre sanctionnant&nbsp;une formation universitaire fondamentale et appliquée de haut niveau en psychologie&nbsp;préparant à la vie professionnelle et figurant sur une liste fixée par décret en Conseil d'Etat&nbsp;ou aux titulaires d'un diplôme étranger reconnu équivalent aux diplômes nationaux exigés. ». <br />   <br />  Le fait de recouvrir un titre et un métier est parfois ambigu. En effet, peut –on dire qu’une&nbsp;personne portant le titre de psychologue, et exerçant en tant que chargé de recrutement, par&nbsp;exemple, est-il psychologue ? Quelles sont les limites de cette profession ? C’est déjà une&nbsp;première difficulté, et une&nbsp;<em>première zone d’incertitude</em>&nbsp;à la définition de l’identité&nbsp;professionnelle du psychologue. Les psychologues du travail, formés par une maîtrise de&nbsp;psychologie du travail, ne sont pas forcément engagés pour exercer la profession de&nbsp;psychologue : d’après une analyse de Moulin (1992) 3 menée sur un échantillon de 69&nbsp;personnes, il compte 46 appellations différentes dont 42 ne sont mentionnées qu’une fois. <br />  Seuls 36% des titres portent le radical « psycho » : dont psychologue, psychologue du travail,&nbsp;psychosociologue, psychotechnicien … Même si ces professionnels portent le titre de&nbsp;psychologue, ils exercent sous un autre titre. <br />   <br />  Est-ce qu’un chargé de recrutement, ayant le titre&nbsp;de psychologue, exerce la profession de psychologue ? Lors de mon enquête, j’ai défini le&nbsp;psychologue comme celui qui porte le titre, mais également celui qui exerce sa profession&nbsp;sous le titre psychologue. Le chargé de recrutement, par exemple et dans la définition choisie,&nbsp;n'est pas un psychologue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Perspective de l'Ordre - tendances d'unité, de division</b></div>
     <div>
      Aujourd’hui plusieurs changements possibles se dessinent dans l’identité professionnelle des&nbsp;psychologues. Par exemple, le Syndicat Nationnal des Psychologues (SNP) a établi un&nbsp;manifeste pour la création d’un ordre des psychologues, ce qui serait un changement pour la&nbsp;profession. <br />  En effet, cela impliquerait une reconnaissance de la profession de psychologue par&nbsp;l’Etat, mais également la mise en place de règles et de pratiques imposées par l’état : c’est&nbsp;avec le partenaire étatique qu’il faut négocier les règles que fera respecter l’ordre. <br />   <br />  Mais cet ordre régulé par qui ? Il existe plusieurs courants dans la psychologie, certains&nbsp;s’inspirant de la psychanalyse, d’autre des théories comportementalistes, ect. Peut-on affirmer&nbsp;que tous les courants partagent la même vision de la déontologie ? <br />  Cet ordre regrouperait-il&nbsp;également les psychologues du travail avec les psychologues du social, de l’éducation et de la&nbsp;fonction hospitalière ? Quelle pratique l’état favoriserait-il ? <br />   <br />  Il existe deux tendances à l’oeuvre dans la construction de l’identité des psychologues : une&nbsp;volonté d’unir les psychologues, tous ensemble, avec l’exemple du titre et de l’ordre, mais il&nbsp;existe également une tendance de divisions, avec par exemple les différents concours à passer&nbsp;pour travailler à un endroit ou à un autre (fonction hospitalière, par exemple), les différences&nbsp;de formation, et même les différences de métier. Jusqu'à ce jour, aucune de ces deux&nbsp;tendances n’est arrivée à aboutir réellement ni à l’union ni à la division.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Inscription dans le CSP</b></div>
     <div>
      L’inscription des psychologues de la Fonction Publique Hospitalière dans le CSP (Code de la&nbsp;santé publique), pourrait être un autre changement, à l’instar de l’ordre : c’est ce que suggère&nbsp;en tout cas le rapport Couty4. D’après le conseiller Couty, les psychologues et les infirmiers&nbsp;intervenant en psychiatrie (remarque: l'infirmier psychiatrique n'existe plus depuis des&nbsp;années) sont des professions qui devraient prendre plus d’importance. Il stipule même de&nbsp;redessiner plus clairement les compétences entre les psychiatres et les psychologues, tout ceci&nbsp;<em>dans un souci de pallier au manque de psychiatres.</em> <br />   <br />  Pourtant, ces changements ne sont pas toujours bien perçus de la part des professionnels. En&nbsp;effet, certains psychologues ne se reconnaissent pas dans le terme de « profession de santé ». <br />  La principale raison invoquée une consonance trop « médicale ». Or, les psychologues&nbsp;tiennent vraiment à mettre en avant le fait qu’ils ne sont ni médicaux, ni paramédicaux. En&nbsp;effet, le chapitre des « Professions de santé » du CSP inclut les professions médicales et celles&nbsp;qui exercent par dérogation à l'exercice de la médecine, incluant le noyau d'après lequel c'est&nbsp;le médecin seul qui peut « toucher au corps ». <br />  Exercer en tant que paramédical voir médical signifierait-il exercer la médecine, sous la&nbsp;responsabilité du médecin, donc sous prescription et contrôle médical, voire même aliéner la&nbsp;psychologie à la médecine ? Si tel était le cas, cela paraît inconcevable aux psychologues. <br />   <br />  D’ailleurs, c'est aller à l'encontre de ce que stipule le Code de Déontologie des psychologues,&nbsp;élaboré par des organisations des psychologues en 1996: « Le psychologue ne peut aliéner&nbsp;l’indépendance nécessaire à l'exercice de sa profession sous quelque forme que ce soit. »5 <br />   <br />  La notion de «&nbsp;<em>non aliénation</em>&nbsp;» de la psychologie à la médecine se retrouve également dans le&nbsp;rapport des psychologues à l’équipe soignante. <br />  C’est en ces termes qu’un des psychologues de&nbsp;l’établissement essaye d’expliquer la position particulière des psychologues par rapport à&nbsp;l’équipe soignante : «&nbsp;<em>Nous, on est quand même dans une position un peu décalée, par rapport aux cheminements, à la prise en charge thérapeutique, au cadre hospitalier, au cadre médical, et aux soins qui y sont liés, ou qui sont mis en oeuvre pas l’équipe infirmière, on travaille avec les équipes, mais en même temps on est un peu en décalage</em>&nbsp;». <br />   <br />  Faire partie de l’équipe&nbsp;pluridisciplinaire mais en même temps ne pas en faire complètement partie, c’est la position&nbsp;des psychologues. Il y a une volonté d’être le tiers, cette personne en dehors de l’institution,&nbsp;qui peut garder son sens critique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Information &amp; communication, sources du pouvoir</b></div>
     <div>
      Cette position, cependant, peut être difficile à tenir dans le&nbsp;cadre d’une prise en charge globale et pluridisciplinaire. Cette difficulté se manifeste par&nbsp;exemple à travers&nbsp;<em>la notion de communication</em>. <br />  En effet, d’après les divers professionnels&nbsp;interrogés, la communication écrite des psychologues est quasiment inexistante. Le secret&nbsp;partagé entre les membres de l’équipe pluridisciplinaire peut permettre la communication&nbsp;d’éléments importants pour la prise en charge du patient, concernant son état de santé ou son&nbsp;comportement. Le fait que l’information par écrit ne soit pas ou très peu divulgué par les&nbsp;psychologues peut être vécu par le reste de l’équipe comme négatif, comme, par exemple, le&nbsp;décrit un cadre supérieur de santé: «&nbsp;<em>En fait, le psychologue donne des informations, je ne dis pas qu’ils disent tout, mais au moins qu’il oriente les équipes sur le comportement des patients. Vous voyez ce que je veux dire. Parce que de l’autre côté, niveau soignant, là on est transparent en fait. On n’a rien à cacher. On donne les infos quoi. A toute l’équipe. Comme dit, ce n’est pas forcément le cas du psychologue.</em>&nbsp;». <br />   <br />  D’après Crozier et Friedberg6,&nbsp;sociologues des organisations renommés, l’information est une source de pouvoir. Cet&nbsp;exemple illustre parfaitement ce concept : les psychologues, en ne divulguant pas les&nbsp;informations, gardent le pouvoir sur la prise en charge globale du patient, voire même sur&nbsp;l’équipe soignante. <br />   <br />  Ce non-partage de l’information est également un élément important du Code de Déontologie&nbsp;des psychologues : «&nbsp;<em>Le fait pour un psychologue d'être lié dans son exercice professionnel par un contrat ou un statut à toute entreprise privée ou tout organisme public, ne modifie pas ses devoirs professionnels, et en particulier ses obligations concernant le secret professionnel et l'indépendance du choix de ses méthodes et de ses décisions. Il fait état du Code de Déontologie dans l'établissement de ses contrats et s'y réfère dans ses liens professionnels</em>. »7. <br />   <br />  Ce Code n’a aucune valeur du point de vue législatif, néanmoins, il est un ensemble des règles&nbsp;auxquels certains psychologues se réfèrent. Il s’agit d’une régulation autonome, au sens de&nbsp;Jean Daniel Reynaud8 : des groupes de salariés savent élaborer ou éditer leurs propres règles,&nbsp;et aussi sont en capacité de veiller à leur application. C’est une&nbsp;<em>régulation ascendante,</em>&nbsp;c'est à dire&nbsp;qu’elle émane d’un groupe de salariés. Cette régulation ascendante, représentée ici par le&nbsp;Code de Déontologie, entrave quelque peu la régulation descendante, ou « régulation de&nbsp;contrôle » selon les termes de Jean Daniel Reynaud : c'est-à-dire la régulation qui émane de la&nbsp;direction, qui a une volonté de cadrer les « électrons libres »9 que peuvent représenter les&nbsp;psychologues. <br />   <br />  Dans le Centre Hospitalier où s’est déroulée l’enquête, la direction a ainsi&nbsp;comme directive de pousser les psychologues à la communication : le directeur du Centre&nbsp;Hospitalier dit avoir «&nbsp;<em>une grande exigence vis-à-vis du psychologue : c’est qu’ils rendent compte, c'est-à-dire qu’ils disent ce qu’ils font et que notamment qu’ils rentrent euh leurs observations dans la mesure où elles ne sont pas personnelles dans le dossier informatisé Cariatides10, ce qui n’est pas encore fait systématiquement et partout&nbsp;</em>».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2e zone d'incertitude : Contradictions entre la régulation de contrôle, le (non)partage, le secret et la régulation autonome</b></div>
     <div>
      Nous remarquons alors qu’il y a des contradictions entre la régulation de contrôle, caractérisée par la volonté que les psychologues partagent l’information11, et la régulation autonome, qui préconise le secret professionnel et donc le non partage d’information. <br />   <br />  C’est d’ailleurs une contradiction qui avait déjà été constatée par la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues : à une demande effectuée par un psychologue au sujet du lien entre le secret professionnel et le travail en équipe, Claude Navelet, présidente de la CNCDP répond12 : «<em> Il est difficile de concilier le respect de l’indépendance professionnelle du psychologue et les nécessités du travail en équipe. En effet, le psychologue est tenu déontologiquement de respecter le secret et de faire respecter son autonomie par ses collègues. Mais en même temps l’intérêt des patients exige qu’il coopère pleinement avec l’ensemble de l’équipe soignante. Le psychologue répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels</em> ». <br />   <br />  Nous voyons ici se dessiner une <em>zone d’incertitude</em> : chaque psychologue adapte la situation personnellement, c'est-à-dire qu’il fera plus ou moins respecter son autonomie, et respectera plus ou moins le secret professionnel, en fonction de sa priorité : le secret professionnelle ou la coopération avec l’équipe soignante. <br />   <br />  Ici, les psychologues possèdent une <em>marge de manoeuvre importante</em>. A chaque psychologue d’interpréter, et de se positionner sur le secret professionnel et l’intégration dans la vie de l’équipe pluridisciplinaire. <br />   <br />  Cela peut amener à deux positions antagonistes : un psychologue pourrait alors refuser de partager la moindre information sur le patient, alors qu’un autre soutiendrait une toute autre position : l’importance de partager certaines informations avec l’équipe pour une meilleure prise en charge du même patient. <br />   <br />  La régulation autonome des psychologues n’est pas homogène. <br />   <br />  Le code de déontologie et son interprétation donnée par Claude Navelet laisse plusieurs interprétations possibles. Claude Navelet assimile même une partie de l’autonomie des psychologues à un non partage des informations. <em>Pourtant, ne pas donner des informations sur le patient à l’équipe soignante ne rend pas le psychologue autonome, par contre cela oblige l’équipe pluridisciplinaire à être autonome, en se passant d’informations du psychologue sur le patient.</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​De nouvelles manières d'identification et de régulation : régulation conjointe : compromis entre régulation de contrôle et régulation autonome </b></div>
     <div>
      Le Centre Hospitalier où l’enquête a été menée a trouvé une manière de faire un compromis entre la régulation de contrôle et la régulation autonome : la création d’un Collège de Psychologie, <em>reconnu institutionnellement comme une instance consultative de l’établissement.</em> <br />   <br />  Ce Collège permet une régulation conjointe : d’une part, il est garant devant la direction de l’ensemble des psychologues de l’établissement, et la direction peut en faire son interlocuteur principal pour tout ce qui concerne les psychologues, la psychologie et la vie institutionnelle dans un sens large du terme, d’autre part, il permet également aux psychologues de s’autogérer : ils peuvent ainsi réfléchir sur leur pratique, sur la fonction Formation Information Recherche (FIR), mais il permet également à certains psychologues de participer au recrutement, en collaboration avec le responsable de pôle et la direction des ressources humaines ... <br />   <br />  Ainsi, et par la mise en place de cet instance, les psychologues prennent part à la vie institutionnelle, ils ne privilégient plus forcément ce rôle de tiers dans le cadre institutionnel, ou d’extérieur, tout en restant autonomes. <br />   <br />  D'ailleurs, deux psychiatres, interrogés séparément ont, les deux, qualifié les psychologues, de « <em>grains de sable</em> » ou de « <em>poil à gratter</em> » qui permettait parfois de prendre du recul par rapport à la « machine institutionnelle ». C'est à-dire que, grâce à leur regard différent, l’institution peut progresser.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Préconisations d'une sociologue</b></div>
     <div>
      A la fin de cette intervention, j’ai élaboré quelques préconisations. <br />   <br />  Tout d’abord, en ce qui concerne<em> la relation à l’institution et aux décisions qui sont prises en son sein</em>, les psychologues devraient y prendre une part active, soit par l’intermédiaire d’un collège, soit en proposant des projets. <br />   <br />  En ce qui concerne<em> la relation à l’équipe soignante</em>, les psychologues privilégieraient les projets pluridisciplinaires, et permettraient ainsi le métissage des regards. Au centre hospitalier où j’ai effectué mon intervention, il existe une consultation, la consultation mémoire psycho-cognitive qui s’effectue en binôme, par un psychologue d'orientation neuropsychologique et par un psychiatre. Cette consultation permet aux deux professionnels de mettre en avant leurs compétences propres, et parfois complémentaires, au service du patient et de sa demande. <br />   <br />  Enfin, ma dernière préconisation concernerait <em>la relation le psychiatre et le psychologue clinicien </em>: il faudrait <em>clarifier le champ de leurs compétences communes</em>, en particulier pour la psychothérapie. Même si les disciplines auxquelles se réfèrent ces deux professionnels ne sont pas les mêmes, il est reconnu que les deux sont compétents à exercer la psychothérapie. Il a clairement apparu lors de mon stage que les psychiatres n’avaient pas le temps de suivre les patients en psychothérapie, mais que cela relevaient des psychologues : « <em>la question, le psychiatre il est commis pour tout, il doit faire des certificats, il faut faire…et moi je ne peux plus suivre en psychothérapie vraiment parce que je n’ai plus la disponibilité.</em> » a affirmé un des psychiatres, tandis qu'un autre psychiatre disait : « <em>en ville, le psychiatre fait le travail du psychologue, puisque les actes des psychologues ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, alors tout ce qui est psychothérapie, compétence commune, c’est les psychiatres qui en font, alors que la plupart du temps c’est le psychologue qui devrait faire ça, je parle du clinicien hein, du thérapeute clinicien</em>. ». <br />  Même si la psychothérapie est une compétence partagée, il semblerait qu’à l’hôpital, les psychologues cliniciens en aient de plus en plus le monopole. Cependant, ce monopole n’est pas reconnu, ni mis en avant. Lors d’une journée de formation, ouverte a différents professionnels, comme des cadres de santé, infirmiers, aide soignantes, assistantes sociales, psychologues, et psychiatres, les mêmes psychiatres qui nous avait affirmé ce qui figure ci-dessus, étaient pourtant ceux qui s’érigeaient en professionnels de la psychothérapie, et qui parlaient de leur méthodes, de leur ressenti ... <br />  Il semble qu'entre la représentation et la réalité, il y a un décalage. <br />   <br />  Il est important de rappeler que la notion d’identité recouvre aussi bien, le fait d'exister en tant que tel, comme la reconnaissance de soi par les autres, à travers la reconnaissance des compétences. <br />   <br />  Dans le cas des psychologues et la relation aux autres, il est donc essentiel que l'étendue et les limites des compétences et des rôles de chacun soient clarifiés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour conclure</b></div>
     <div>
      La profession de psychologues semble être à l’aube des changements D’après&nbsp;Bernoux , les acteurs ne sont jamais passifs au propre sens du 13 terme. Lorsqu’ils se retrouvent&nbsp;devant un changement, ce sont eux qui soit accepteront de « jouer le jeu » et participer au&nbsp;changement, soit choisiront de le refuser. S’ils refusent le changement, alors même les&nbsp;changements les mieux préparés n’aboutiront pas. Le changement est un apprentissage de&nbsp;nouvelles manières de faire. <br />   <br />  C’est aux psychologues de faire leur choix maintenant : accepter ou refuser le changement.&nbsp;Accepter ou refuser d'être pleinement autonomes, donc en pleine responsabilité, de faire&nbsp;pleinement partie de l’équipe pluridisciplinaire, de partager les informations, de prendre part à&nbsp;la vie institutionnelle, d’être professionnels de la santé… <br />   <br />  <em><strong>​« Affaire à suivre ou à enterrer. »</strong></em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div>
      1 Herreros G.&nbsp;<em>Au-delà de la sociologie des organisations</em>, Erès, Paris, 2008. <br />  2 Sainsaulieu R., L<em>’identité professionnelle, les effets culturels de l’organisation</em>, Presses de la FNSP, Paris, 1977. <br />  3 Citation extraire de « La Psychologie, les psychologues et les autres, Analyses et illustrations de « paradoxes identitaires » », sous la direction de Gérard Python, in&nbsp;<em>Bulletin de Psychologie n°407, tome XLV,</em>&nbsp;juillet-août 1992. <br />  4 Missions et organisations de la santé mentale en psychiatrie, établie par monsieur Edouard COUTY, Conseiller maître à la Cour des Comptes, rapporteur général : Dr. Roland CECCHI-TENERINI, Inspecteur général des affaires sociales et autres rapporteurs : Patrick BROUDIC et Dominique NOIRE, Conseillers généraux des établissements de santé. <br />  5&nbsp;<em>Code de Déontologie des psychologues</em>, élaboré par l’AEPU, l’ANOP et le SFP en Assemblée plenière à Paris le 22 juin 1996. <br />  6 Crozier M., Friedberg E.,&nbsp;<em>L’acteur et le système</em>, Le Seuil, Paris, 1977. <br />  7 Article 8 du Code de Déontologie des psychologues <br />  8 Reynaud J.-D.,&nbsp;<em>Les règles du jeu : l’action collective et la régulation sociale</em>, Armand Colin, 1989. <br />  9 Terme employé par le directeur et le DRH du CH où s’est déroulée l’enquête. 10 Logiciel qui permet la communication écrite entre l’équipe pluridisciplinaire, ainsi que la constitution du dossier médical, qui peut être demandé par le patient depuis 2002. <br />  11 Par information, il n’est pas entendu des confessions du patient, mais un regard d’expert sur le patient. <br />  12 Réponse aux questions déontologique du 14 mars 1999, le site de la&nbsp;<a class="link" href="http://cncdp.ffpp.net/" target="_blank">CNCDP</a>. <br />  13 Bernoux P.,&nbsp;<em>Sociologie du changement dans les entreprises et les organisations</em>, Seuil, Paris, 2004
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mémoire en téléchargement</b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/imagette/55813063-41687812.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.reseaupsychologues.eu/Identite-professionnelle-des-psychologues-L-Goepfert-sociologue-de-travail_a4204.html</link>
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   <title>Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits</title>
   <pubDate>Sat, 10 May 2014 09:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Senja STIRN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Au préalable</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/6611793-9973300.jpg?v=1399708575" alt="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" title="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" />
     </div>
     <div>
      <p class="p1">  	Les actions et les résultats qu'elles peuvent amener ne dépendent jamais réellement des organisations, comme les psychologues s'imaginent toujours, mais de certaines personnes, rares au passant, qui mènent un travail avec consistance, énergie, charisme et persistance.&nbsp; <br />  	 <br />  	La profession de psychologue - comme d'autres d'ailleurs, oublient toujours de reconnaître ce travail exemplaire. Parmi eux figure Pierre du Mortier (PDM), psychologue à la CGT, dans le 71, que nous souhaitions remercier ainsi pour le travail assidu, dévoué et de lien. <br />  	 <br />  	Voici des résultats de cette mobilisation. <br />  	&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une rencontre fructueuse entre les psychologues de Saône et Loire et les parlementaires</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/6611793-9973301.jpg?v=1399709635" alt="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" title="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" />
     </div>
     <div>
      <p class="p1">  	<span style="font-size: 1em; line-height: 1.4;">Les psychologues du 71 ont pu rencontrer Mme Cécile UNTERMAIER, députée de Saöne et Loire, autour des difficultés rencontrées dans l'exercice de leurs missions.</span> <br />  <p class="p1" style="font-size: 14.44444465637207px;">  	 <br />  	A la suite de cette rencontre, Mme Untermaier<span style="font-size: 1em; line-height: 1.4;">&nbsp;est intervenue d’une part auprès de Christiane TAUBIRA, Ministre de la Justice, s’agissant du non-paiement des expertises psychologiques (lettre en pièce jointe ci-dessous), d’autre part auprès de Madame Marylise LEBRANCHU, Ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique, s’agissant cette fois-ci de la valorisation de la fonction de psychologue exerçant dans la fonction publique (paragraphe suivant).</span> <br />  	 <br />  	Il est prévu aussi un débat public à Mâcon avant la loi sur la santé. <br />  	&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Question parlementaire écrite de Mme Untermaier, à paraître dans le Journal Officiel de la RF</b></div>
     <div>
      <p class="p1">  	<b style="font-size: 1em; line-height: 1.4;">Cécile UNTERMAIER&nbsp;</b> <br />  <p class="p4">  	Députée de Saône-et-Loire,&nbsp;<span style="font-size: 1em; line-height: 1.4;">Membre de la Commission des lois,&nbsp;</span><span style="font-size: 1em; line-height: 1.4;">Conseillère générale du canton de Sennecey-le-Grand&nbsp;</span> <br />  <p class="p5">  	 <br />  	Louhans, le 31 mars 2014&nbsp; <br />  <p class="p6">  	 <br />  	<b>QUESTION ECRITE&nbsp;</b> <br />  <p class="p5">  	 <br />  	<b>Mme Cécile UNTERMAIER </b>appelle l'attention de <b>Mme la ministre de la réforme d’état, de la décentralisation et de la fonction publique </b>sur les conditions dans lesquelles exercent les psychologues de la fonction publique hospitalière ou territoriale. L’accès à la profession est autorisé aux personnes titulaires d’un master 2. Pourtant, d’une part, le salaire d’un psychologue junior ne s’élève aujourd’hui qu’à 1600 euros, d’autre part, la précarité de l’emploi est une réalité dans cette spécialité où les professionnels sont recrutés sur la base d’un contrat à durée déterminée et/ou d’un contrat à temps partiel. Si la loi n°2012-347 du 12 mars 2012 a permis d’améliorer leur situation, celle-ci reste insuffisante. En effet, la transformation de certains contrats à durée déterminée en durée indéterminée débouche rarement sur une titularisation à raison du très grand nombre de psychologues travaillant à temps partiel du fait de la fragmentation de leur activité. Compte tenu du principe selon lequel seuls les postes à temps plein ouvrent droit à une titularisation, beaucoup de spécialistes restent en situation précarité professionnelle. Aussi, elle lui demande quelles mesures le gouvernement entend adopter afin de valoriser et de sécuriser cette profession.&nbsp; <br />  	&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rencontre avec l'ARS du 71</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/6611793-9973318.jpg?v=1399709745" alt="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" title="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" />
     </div>
     <div>
      Les psychologues du 71 (CGT PDM, les psychologues du CHU, de la Chartreuse (21), de Sevrey (71) et d'Auxerre (89), ont rencontré aussi l'ARS (Agence régionale de la Santé). L'entrevue avait abouti à l'<span style="font-size: 1em; line-height: 1.4;">interpellation des directeurs d'hopitaux par l'ARS.</span> <br />   <br />  Ci-joint, la réponse de l'ARS.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La grève du 10/04/2014 dans les régions</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/6611793-9973435.jpg?v=1399710128" alt="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" title="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" />
     </div>
     <div>
      <p class="p1">  	BOURGOGNE <br />  	Plusieurs participants bourguignons (CHU, Sevrey, La Charité (58), La Guiche (71) et 1 chômeuse) ont participé à la grève à Paris, avec un voyage collectif en minibus. <br />  	 <br />  	Dans la région, on a noté un pourcentage de grévistes non-négligeable : 41% à Sevrey, 11% à la Charité, 48% à la Chartreuse. <br />  	 <br />  	Et la presse régionale a relayé l'info (Chérie FM, Journal de Saône et Loire,...). <br />  	 <br />  	PAYS NIORTAIS <br />  	La grève a recueilli 72,5 % de grévistes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Libération Société : Des psychologues de la fonction publique en grève contre la précarité</b></div>
     <div>
      <p class="p1">  	Lire l'article : &nbsp;<a class="link" href="http://www.liberation.fr/societe/2014/04/10/des-psychologues-de-la-fonction-publique-en-greve-contre-la-precarite_994874?xtor=rss-450" target="_blank">Des psychologues en grève</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Grève annoncée pour le 19 juin 2014</b></div>
     <div>
      Pour poursuivre la mobilisation, l'assemblée générale à Paris a voté massivement pour une grève et, cette fois vraiment, une manifestation le 19 juin à Paris. <br />   <br />  Nous continuons le "lobbying" et la médiatisation de notre mouvement sur les salaires, la précarité, l'indemnisation des stagiaires et la reconnaissance professionnelle dans la loi et par les pouvoirs publics.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour conclure : Nombreux le 19 JUIN !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/6611793-9973671.jpg?v=1399712897" alt="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" title="Comment la mobilisation des psychologues peut porter ses fruits" />
     </div>
     <div>
      Les démarches portent leurs fruits aussi bien au niveau local, régional que national.&nbsp; <br />  Les actions ci-dessus sont un bel exemple des aboutissements. <br />   <br />  Il est aussi évident que l'Etat ne se souciera guère de la problématique des psychologues si les taux de grévistes ne dépasse pas 50 % (la courbe de Gauss, vous vous rappelez ? la majorité est considérée comme les 50 % de la population). A savoir que l'on peut poser une seule heure de grève pour que cela soit compter comme 1 gréviste ! <br />   <br />  Il n'est pas possible d'attendre que les choses tombent toutes seules dans le bec. Si les psychologues ne se bougent pas eux-mêmes, rien ne bougera. <br />   <br />  <strong>Psychologues ! Nous espérons donc que vous serez nombreux à se porter grévistes</strong>. Si vous ne savez pas comment faire, consultez les FAQ dans l'article ici :&nbsp;<a class="link" href="https://www.reseaupsychologues.eu/Pour poursuivre la mobilisation, l'assemblée générale à Paris a voté massivement pour une grève et, cette fois vraiment, une manifestation le 19 juin à Paris. Nous continuons le &quot;lobbying&quot; et la médiatisation de notre mouvement sur les salaires, la précarité, l'indemnisation des stagiaires et la reconnaissance professionnelle dans la loi et par les pouvoirs publics." target="_blank">Comment faire la grève et à quoi ça sert ?</a> <br />   <br />  <strong>Etudiants ! Refusez un avenir précaire et dans le non respect de votre place !</strong> <br />   <br />  <strong>Régions ! nous espérons vous voir nombreuses à organiser le déplacement à Paris ! <br />   <br />  Syndicats ! Fini la pensée unique, co-signez l'appel à la grève avec tous et co-signez avec les organisations professionnelles ! <br />   <br />  Organisations ! nous espérons vous voir présentes à Paris !</strong> <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/imagette/6611793-9973671.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.reseaupsychologues.eu/Comment-la-mobilisation-des-psychologues-peut-porter-ses-fruits_a4118.html</link>
  </item>

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   <title>Dérives thérapeutiques et dérives sectaires : la santé en danger. Rapport du Sénat. Avril 2013</title>
   <pubDate>Sun, 28 Apr 2013 19:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Senja STIRN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psychothérapie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/5459513-8145129.jpg?v=1367174452" alt="Dérives thérapeutiques et dérives sectaires : la santé en danger. Rapport du Sénat. Avril 2013" title="Dérives thérapeutiques et dérives sectaires : la santé en danger. Rapport du Sénat. Avril 2013" />
     </div>
     <div>
      <p class="p1">  	 <br />  	Président de la commission : M. Alain MILON, sénateur <br />  	Rapporteur : M. Jacques MÉZARD, sénateur. <br />  	 <br />  	" La commission d'enquête sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé a été créée à l'initiative du groupe RDSE pour prendre la mesure des risques dus à des comportements sectaires qui font de la santé l'amorce d'une emprise exercée sur les victimes. Elle a tout d'abord constaté que la maladie et la quête du bien-être pouvaient exposer au risque de dérive sectaire. La commission a également observé l'existence de dérives thérapeutiques dues à des pratiques commerciales, proches de la charlatanerie, qui exploitent les peurs et les attentes de la population en matière de santé et de bien-être et qui peuvent insidieusement orienter leurs victimes vers des pratiques thérapeutiques souvent dénuées de fondement scientifique, compromettant ainsi leurs chances de guérison. Elle s'inquiète que ces deux phénomènes - dérive sectaire et dérive thérapeutique - en se combinant, cumulent les dangers liés à une forme d'emprise et les risques dus à l'exploitation mercantile de la crédulité de personnes vulnérables. De manière générale, la commission juge très alarmant le fait que l'image de la médecine classique, altérée - de manière compréhensible - par des scandales récents puisse conduire des personnes atteintes de pathologies lourdes à s'interroger sur les propositions thérapeutiques de leur médecin pour s'en remettre à des pratiques de « soins » sans nécessairement disposer d'une information complète sur les conséquences de leur choix. La commission d'enquête livre son constat et formule 41 propositions après 72 auditions au cours desquelles elle a entendu associations de victimes, professionnels de santé, experts et représentants d'autorités sanitaires ainsi que des principales administrations concernées. Elle a aussi souhaité entendre des représentants d'organismes et d'associations faisant la promotion de pratiques thérapeutiques sur lesquelles son attention a été alertée. " <br />  	<em>Source : Sénat</em> <br />  <p class="p1">  	Le rapport est constitué de 2 tomes, l'un le rapport lui-même et le deuxième qui contient les procès-verbaux des auditions. <br />  	 <br />  	<strong>Rapport fait au nom de la commission d'enquête sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé - Tome I : rapport.</strong> <br />  	Auteur(s) : MÉZARD Jacques, Sénat.&nbsp; <br />  	Editeur :&nbsp;Sénat <br />  	Date de remise : Avril 2013 <br />  	318 pages <br />  <p class="p2">  	<a class="link" href="http://www.senat.fr/rap/r12-480-1/r12-480-11.pdf" target="_blank">LIRE LE RAPPORT</a>  <br />  	 <br />  	 <br />  	<em>Voici quelques extraits</em> : <br />  	 <br />  	1° " M. Serge Blisko, président de la Miviludes, a évalué le nombre de ces pratiques étranges à 400, renvoyant au site internet http://www.annuairetherapeutes.com/ édité par la revue Profession thérapeute<span class="s1">&nbsp;</span>pour accéder à ce catalogue infini de « soins ». Cet annuaire en ligne recense en effet « 15 000 praticiens oeuvrant dans les médecines alternatives » dont il établit <strong>la liste " et où le terme psycho</strong> intervient à plusieurs reprises : &nbsp;PNL, Psycho-Bio-Acupressure, Psycho-Energétique, Psycho-Généalogie, Psychonomie, Psychopratique, Psychothérapie... <br />  	 <br />  	2° Le rapport fait aussi témoignage de <strong>pratiques douteuses de certains professionnels intervenant dans la santé</strong>, notamment certains psychologues (utilisation du qi-gong à l'AP-HP (" <em>Médecines complémentaires à l’AP-HP. Rapport, mai 2012</em> ") : " <em>Même dans le cadre hospitalier, le témoignage de Mme Ducher indique qu’une psychologue coordinatrice peut recommander à un malade d’étreindre un arbre pour « prendre l’énergie de la Terre » puis recommander le recours extrahospitalier à un ostéopathe promettant une guérison rapide à condition d’arrêter les traitements chimiothérapiques</em> ". <br />  <p class="p1">  	3° Nous sommes heureux que la question que <a class="link" href="http://www.wmaker.net/reseaupsycho.fr/Trouver-un-psychotherapeute-et-ou-un-psychologue-dans-les-Pages-jaunes-Usurpation-des-titres_a4013.html" target="_blank">nous avons soulevé auprès des Pages Jaunes et le Ministère de la santé</a>  a porté ses fruits à minima, même si cela reste flou : " <em>D’autres encore relèvent de mots clés différents, notamment dans le domaine de la psychothérapie. La question des psychothérapeutes et de la réglementation récente de la profession a d’ailleurs nécessité un arbitrage de la part du site <strong>pagesjaunes.fr,</strong> dont la rubrique « santé » est l’une des dix rubriques les plus consultées, 4 millions de données pour les entreprises, 20 millions pour les particuliers. <br />  	Afin de tirer toutes les conséquences du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute, les responsables, après consultation des associations et du ministère de la santé pour distinguer les psychothérapeutes autorisés, des autres praticiens ne répondant pas aux critères définis par décret, a décidé de créer deux rubriques distinctes :</em> <br />  <p class="p1">  	<em>- l’une intitulée « psychothérapeutes » et regroupant les praticiens officiels ; <br />  	- l’autre intitulée « psychothérapie hors du cadre réglementé ».</em> <br />  <p class="p1">  	<em>Pourtant, comme l’a rappelé M. Emmanuel Thoorens, directeur des opérations en charge du search et des données du groupe Pages jaunes, « pour le grand public, la différence n’est pas toujours facile à comprendre ». C’est un constat partagé par M. Guy Rouquet, président de l’association Psychothérapie Vigilance<span class="s1">1</span>, pour qui l’internaute peu averti n’est pas en mesure de saisir les éléments distinctifs entre les deux rubriques : « les usagers sont conduits à rester dans l’équivoque en pensant qu’ils peuvent s’adresser sans risque à un « thérapeute » non qualifié en médecine, en psychologie ou en psychopathologie ".</em> <br />  	 <br />  	4° Sur <strong>les revues</strong> qui se situent à la limite et notamment la revue <strong>Psychologies</strong> : " Enfin au-delà des contraintes technologiques, il existe des risques liés à une ligne éditoriale qui peut soulever des interrogations. C’est le cas du site psychologies.com, dont l’équipe de rédaction est la même que celle du magazine éponyme, fort de 2,5 millions de lecteurs. <br />  <p class="p1">  	Plusieurs éléments n’ont pas manqué d’inspirer un certain doute à votre rapporteur sur le site Internet psychologies.com : <br />  	- une rubrique « Formations et stages en développement personnel » qui propose des liens vers des annonces publicitaires. La dimension publicitaire, affichée très clairement sur la version papier du magazine, s’efface ici au profit d’une présentation pouvant laisser penser qu’il s’agit d’une sélection de formations recommandées aux internautes. La liste des disciplines proposées - ...&nbsp;- comprend des domaines précédemment identifiés comme potentiellement liés à des dérives sectaires. D’ailleurs le président du groupe Psychologie, M. Arnaud de Saint-Simon, a découvert avec surprise la présence de la kinésiologie dans cette liste à la suite d’une question de votre rapporteur, et a fait savoir qu’il l’avait retirée par un courriel en date du 25 février 2013 ; <br />  	- cette présentation des formations et stages est accompagnée de conseils pour trouver des financements, notamment publics ; <br />  	- la recommandation de formations dont certaines ont été signalées par la Miviludes est, selon le président du site, justifiée par le seul fait qu’une pratique ou un organisme ait « pignon sur rue ». Cette remarque vaut, à titre d’exemple, pour la naturopathie comme pour la Gestalt thérapie ; <br />  	- la recommandation, par le site sur le décodage biologique, de lectures orientées parmi lesquelles un ouvrage signalé par votre rapporteur lors de la table ronde du 29 janvier 2013, dont la synthèse proposée par Psychologies constitue « une attaque en règle contre la médecine dite traditionnelle ». La réponse de M. Arnaud de Saint-Simon : « Est-ce interdit ? » fait prendre l’entière mesure de ce que représente Internet comme outil de promotion pour toutes les théories et pratiques qui peuvent s’avérer dangereuses pour la santé, voire être utilisées par des praticiens mal intentionnés. Car aucun message de vigilance sur ce risque n’accompagne ces informations. <br />  	 <br />  	5° <strong>Le fichier ROME</strong> (récensement opérationnel des métiers et des emplois) publié par le ministère du travail et de l’emploi, récense des métiers OUF !!! : &nbsp;" Le ROME comporte des références à des « métiers » relevant de la pratique de thérapies non avérées : non seulement « maître praticien de reiki », mais aussi « conseiller en naturopathie », « intervenant en bioénergie », « intervenant en iridologie » … <br />  	Or d’après Pôle emploi, « la création de la fiche K1103 dans la version actuelle du ROME, déployée en décembre 2009, répondait au besoin suivant : <br />  	- le domaine du développement personnel a rencontré une progression notable depuis les années 1990, <br />  	- les conseillers étaient confrontés à des difficultés lors de l’inscription de demandeurs d’emploi issus de formations en naturopathie, sophrologie, kinésiologie, etc. <strong>Par défaut, ces demandeurs d’emploi étaient inscrits comme psychologues.&nbsp;</strong> <br />  	Comme le notait le directeur général de Pôle emploi dans un courrier en date du 10 juillet 2012 en réponse à une alerte du directeur général de la santé du 22 février 2012 sur les risques encourus par les métiers présentés dans cette fiche, « ces activités ne relèvent pas d’un exercice illégal de la médecine ». Le renvoi de la responsabilité est de mise, puisque la lettre se termine de la façon suivante : « Sur le site du ministère de la santé, il est indiqué, à propos des pratiques de soins non conventionnelles, que des fiches pratiques seront mises en ligne à partir du second semestre 2012. Avez-vous des informations à nous communiquer à ce sujet ? S’il apparaît que certains métiers de la fiche ROME K1103 sont illégaux et ne doivent en aucun cas faire l’objet d’une inscription de demandeur d’emploi ou d’un dépôt d’offre d’emploi, je vous saurais gré de bien vouloir m’en informer ». <br />  	D’après toutes les informations transmises à votre commission, Pôle emploi s’en tient donc à la stricte application du caractère légal de ces métiers plutôt que d’envisager la sensibilisation de ses conseillers aux risques qu’ils comportent. Les mises en garde de la Miviludes et plus encore de la DGEFP, pourtant administration de tutelle<span class="s1">1 </span>de Pôle emploi, sur les risques sectaires liées à certains praticiens de ces techniques sont donc passées sous silence au profit du seul critère du caractère légal des métiers. " <br />  	 <br />  	6° <strong>Sur l'évolution du titre de psychothérapeute</strong> : " Contrairement au souhait des inspirateurs de l’article 52 de la loi de 2004, le titre de psychothérapeute n’est pas réservé aux personnes titulaires d’un titre réglementé par la loi comme celui de médecin ou de psychologue, puisqu’il compte les psychanalystes parmi les professions pouvant bénéficier de dispenses partielles pour cette formation en psychopathologie clinique : or le titre de psychanalyste ne fait pas partie des titres ou qualités protégés. <br />  	On remarque que les textes français visent l’usage du titre de psychothérapeute et non la pratique de la psychothérapie, alors qu’au Québec une loi du 18 juin 2009 soumet l’exercice de toute activité de soin psychique à l’obtention préalable d’un permis délivré par l’Ordre des psychologues (un tel ordre n’existe bien évidemment pas en France). Cette formule rend possibles au Québec des poursuites pénales non seulement pour usurpation du titre de psychothérapeute, mais aussi pour exercice illégal de la psychothérapie<span class="s1">.</span> <br />  	En dépit du progrès que constitue la réglementation du titre de psychothérapeute, celle-ci laisse entier le problème lié à l’intervention, sans contrevenir à la loi, de « psychotechniciens », « psychoconseillers », « psychospécialistes » ou, tout simplement, « coachs ». <br />  	Afin de compléter les dispositions existantes la commission d’enquête souhaite que les ARS puissent interdire l’usage du titre de psychothérapeute aux praticiens qui ne respectent pas les obligations légales. Cette disposition serait un moyen de pallier à l’absence d’ordre professionnel auquel les praticiens semblent se refuser. " <br />  	 <br />  	 <br />  	7° NEANMOINS, en ce qui concerne les activités psychothérapeutiques, le rapport préconise " <strong>11 propositions pour mieux connaître et encadrer le recours aux pratiques non conventionnelles, contrôler l'activité des psychothérapeutes, renforcer l'accompagnement des patients et rendre plus rigoureuse l'évaluation des pratiques non conventionnelles " :</strong> <br />  	 <br />  	21. Mettre en place à l’hôpital des groupes de détection des patients susceptibles d’être victimes de dérives sectaires ou d’abandonner leurs soins en s’inspirant des actions mises en oeuvre à l’égard de victimes de violence. <br />  	 <br />  	22. Mettre en place une accréditation par la Haute Autorité de santé des praticiens exerçant des thérapies non conventionnelles à l’hôpital. <br />  	 <br />  	23. Rendre obligatoire la déclaration à l’agence régionale de santé (ARS), pour les professionnels de santé, de leurs pratiques non conventionnelles et mettre en place un suivi de ces pratiques par les ordres compétents. <br />  	 <br />  	24. Mieux encadrer l’activité des psychothérapeutes en permettant aux ARS : <br />  	- de suspendre immédiatement leur droit d’exercice dans un souci d’ordre public (cette possibilité, qui résulte de l’article L. 4113-14 du code de la santé publique, n’existe à l’heure actuelle qu’à l’égard des professions médicales : médecins, dentistes, sages-femmes) ; <br />  	- de procéder au retrait de leur titre. <br />  <p class="p1">  	25. Subordonner l’introduction de pratiques non conventionnelles à l’hôpital à un avis favorable de la commission médicale d’établissement et soumettre cet avis à une majorité renforcée. <br />  	L’introduction de pratiques non conventionnelles à l’hôpital doit être conforme aux données acquises de la science telles qu’elles résultent des travaux des universitaires et de l’expérience des praticiens. Elle doit faire l’objet d’une expérimentation encadrée, de durée limitée, et d’une évaluation par la Haute Autorité de santé. L’agence régionale de santé doit en être informée. <br />  	 <br />  	26. Mettre en place un suivi statistique du recours de la population aux pratiques non conventionnelles pour asseoir sur des bases solides la connaissance du recours à ces pratiques. <br />  	Ce suivi pourrait être confié à la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la santé. <br />  	 <br />  	27. Intégrer la prise en compte du bien-être du patient aux protocoles de soins, selon des modalités précises, et aux objectifs des personnels administratifs ainsi qu’à l’enseignement universitaire, afin de lutter contre le sentiment de « déshumanisation des soins ». <br />  	 <br />  	28. Intégrer un suivi des pratiques libérales des intervenants pratiquant des techniques non conventionnelles à l’hôpital par l’intermédiaire d’entretiens avec les patients, sous le contrôle du médecin chef de service ou du chef de pôle. <br />  	 <br />  	29. Afin de limiter toute possibilité d’emprise ou de dérive pendant la période de particulière fragilité qui suit un diagnostic de cancer, prévoir l’accompagnement de la personne dès l’annonce de la maladie et jusqu’à la mise en place du protocole de soins et veiller à transmettre à tout patient suivi pour un traitement de longue durée une plaquette d’information sur les risques de dérives sectaires. <br />  	 <br />  	30. Intégrer au contrôle des protocoles de recherche par les comités de protection des personnes créés sur le fondement de la loi Huriet-Sérusclat de 1988 celui des fondements scientifiques des pratiques dont on cherche à mesurer l’effet. <br />  	 <br />  	31. Mieux articuler démarche clinique et démarche expérimentale afin de ne pas exposer les patients à des techniques élaborées en dehors de tout cadre sanitaire. La démarche consistant à évaluer les pratiques telles qu’elles sont enseignées par des organismes sans liens avec les institutions sanitaires est potentiellement dangereuse pour les patients. <br />  	L’analyse des caractéristiques de ces techniques doit donc amener à privilégier une expérimentation qui, en reprenant leurs aspects jugés intéressants, soit intégrée à des prises en charges existantes. <br />  	Leur mise en oeuvre directe dans le cadre de protocoles de recherche comporte en effet le danger de conférer d’emblée une notoriété et une crédibilité à ces techniques et peut conduire les patients à y avoir recours en dehors de l’hôpital. <br />  	 <br />  	8° De même, le rapport fait état de 6 propositions " pour <strong>mieux connaîtrer et encadrer la formation aux pratiques non conventionnelles</strong>, coordonner les acteurs de la formation professionnelle et renforcer leur sensibilisation aux risques de dérives ", notamment : <br />  	 <br />  	32. Encadrer les organismes de formation privés aux pratiques non conventionnelles en contrôlant l’utilisation abusive de l’intitulé « Université » par certains de ces organismes. <br />  	 <br />  	35. Corriger la fiche ROME K 1103 (« développement personnel et bien-être de la personne »), en concertation avec la DGEFP et la Miviludes, pour en extraire certains métiers potentiellement dangereux. <br />  <p class="p1">  	Parmis les personnalités auditionnées, nous notons : <br />  	M. Guy Rouquet, président de l’association Psychothérapie Vigilance <br />  	 <br />  	<a class="link" href="http://www.miviludes.gouv.fr/missions/actualites/le-rapport-annuel-de-la-miviludes-%C3%A9t%C3%A9-remis-au-premier-ministre" target="_blank">LIRE AUSSI LE RAPPORT DE MIVILUDES 2011 2012</a>. <br />  	&nbsp; <br />  
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.reseaupsychologues.eu/Derives-therapeutiques-et-derives-sectaires-la-sante-en-danger-Rapport-du-Senat-Avril-2013_a4057.html</link>
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   <title>Comment devient-on psychologue en France ?</title>
   <pubDate>Sun, 30 Sep 2012 15:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Senja STIRN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Formation initiale et complémentaire]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.reseaupsychologues.eu/photo/art/default/4769742-7130553.jpg?v=1349021827" alt="Comment devient-on psychologue en France ?" title="Comment devient-on psychologue en France ?" />
     </div>
     <div>
      Pour le début, exercer la psychologie est une aventure humaine. <br />   <br />  Pour pouvoir exercer en tant que psychologue en France, dont le titre est protégé par la loi (<a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=CDA0FCF7FC72C5B839DA9CE01B234797.tpdjo07v_2?idArticle=LEGIARTI000021940735&amp;cidTexte=LEGITEXT000006068917&amp;dateTexte=20120930" target="_blank">art. 44 de la loi de 1985</a>)il faut faire des études supérieures de 5 ans, selon le système LMD (attention aux diplômes admis, voir dans les références) : <br />   <br />  Licence : 3 années <br />  Master : M1 et M2 (2 années) <br />   <br />  Si vous souhaitez exercer sur le terrain, il est obligatoire d'accompagner les études par un stage, généralement : <br />  - un stage d'initiation de 3 semaines en L <br />  - 500H de stage en master dont&nbsp;une journée par semaine / année en M1 et&nbsp;de deux journées par semaine / année en M2, accompagnée d'un rapport de stage, soutenu devant un jury <br />  Légalement, le stage du M2 devrait être retribué, mais en réalité cela ne se passe ainsi que rarement. <br />  Voir aussi : <a class="link" href="http://www.wmaker.net/reseaupsycho.fr/Stages-dans-les-etablissements-publics-decret-et-circulaire-du-23-07-2009_a3875.html?preview=1" target="_blank">Stages dans les établissements publics</a>  &nbsp;et <a class="link" href="http://www.wmaker.net/reseaupsycho.fr/Titre-psychologue-modalites-du-stage-arrete-du-19-05-2006_a1495.html?preview=1" target="_blank">Les modalités du stage en psychologie</a>  <br />   <br />   <br />  Il n'est pas nécessaire d'effectuer un stage si vous voulez poursuivre votre carrière soit dans l'enseignement supérieur, soit dans la recherche. Dans ce cas, il faut inscrire un Master de recherche, suivi d'un Doctorat. <br />   <br />  Vous pouvez effectuer vos études <br />  - soit dans le public (les Universités) <br />  - soit dans le privé (les universités catholiques privées, les écoles spécialisées ...) <br />  - soit par correspondance (le Cnam, Inetop, Paris 8 ...) <br />  Voir la pièce jointe ci-dessous pour la liste des établissements, leur site (en interactif) et les formations proposées. <br />   <br />  Une fois cela accompli, dès le premier travail, il est obligatoire de s'inscrire sur la liste ADELI dans le département de votre exercice. <br />   <br />  Après, il est nécessaire de compléter cette formation initiale par des formations complémentaires, au choix. <br />  <em>Voir l'article de <a class="link" href="http://www.studyrama.com/formations/specialites/psychologie-sociologie/psychologie-completer-sa-formation-theorique.html?id_article=19875" target="_blank">Studyrama</a>  et la liste des DU et DIU.</em> <br />   <br />   <br />  <strong>Références</strong> : <br />  (1) <em><a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=CDA0FCF7FC72C5B839DA9CE01B234797.tpdjo07v_2?idArticle=LEGIARTI000021940735&amp;cidTexte=LEGITEXT000006068917&amp;dateTexte=20120930" target="_blank">Loi protégeant le titre de psychologue</a> <br />  (2) <a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006075598" target="_blank">Liste des diplômes permettant de faire usage du titre de psychologue</a>  <br />  (3) <a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=382BFB8C2A4F93302269C6EDCCE27A00.tpdjo07v_2?cidTexte=JORFTEXT000000457904&amp;dateTexte=20121001" target="_blank">Modalités d'organisation et de validation du stage professionnel, arrêté du 19 mai 2006.</a>&nbsp;</em> <br />   <br />   <br />  
     </div>
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   <link>https://www.reseaupsychologues.eu/Comment-devient-on-psychologue-en-France_a3998.html</link>
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